Dans la salle Paul-Bert, quinze jeunes, - des garçons mais aussi des filles – écoutent les explications du gendarme de la Brigade de prévention de la délinquance juvénile. Derrière à quelques pas, le maire de Vitry, Michel Biard, et le sous-préfet Julien Le Gars suivent avec attention le déroulement de cette séance.
« C'est la deuxième session des « JAG ». C'est une première en France et dans la région », se réjouit le premier magistrat. La ville est bien entendu partie prenante dans cette opération tout comme l'État d'ailleurs. Une opération financée lors de la première année dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale, CCUS. « Cette deuxième session en revanche est financée sur des fonds interministériels de la Prévention de la délinquance avec une contrepartie de la ville, qui cofinance ce dispositif », précise le représentant de l'État.
Des jeunes très motivés Mais qu'on ne se méprenne sur les intentions des gendarmes. Il ne faut pas voir en filigrane une volonté de recrutement. « Ce n'est absolument pas le but recherché », affirme le capitaine Brunet, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Vitry. « Nous voulons mieux nous faire connaître auprès de la jeunesse vitryate, qu'elle comprenne nos missions de service public. En même temps nous souhaitions apporter à des jeunes susceptibles d'être intéressés par les différentes facettes de notre métier, les moyens de réussir. Dans cette perspective, cette formation constitue un plus ».
Neuf jeunes ont suivi la première session, mais dans l'immédiat, aucun d'entre eux n'a passé le concours.
« Il faut avoir 18 ans pour s'y présenter. La plupart n'avaient pas l'âge requis ou n'étaient pas tout à fait prêts pour les écrits. Le concours d'entrée de sous-officier n'est pas anodin. Il comprend une épreuve de mathématiques, de culture générale, une dictée et une rédaction ».
Pour autant, tous les partenaires de cette opération s'accordent à reconnaître que le bilan de la première année est positif.
« Nous avons travaillé avec des jeunes qui ont véritablement envie de faire ce métier et motivés. Il ne faut pas oublier qu'ils effectuent cette formation en plus de leur cursus scolaire ou de leur travail pour certains. Tout est basé sur le volontariat ».
Si les neuf stagiaires initiaux sont toujours d'attaque, six autres les ont rejoints pour cette nouvelle session. Ainsi ces derniers auront-ils l'occasion d'être immergés dans le monde de la gendarmerie et d'appréhender le métier sur le terrain : des sorties avec les patrouilles, des visites d'escadrons, du Centre opération et de renseignement de la gendarmerie... sont également au programme et même un « petit raid » en fin d'année. « Bien sûr, il y aussi toute la partie théorique, en l'occurrence la formation militaire (connaissance des grades, déplacement en ordre serré, respect et citoyenneté) et les cours, maths, français et culture générale. Sans oublier le sport (préparation sportive, course à pied, développement musculaire) », souligne le capitaine Brunet.
Un programme, on le constate, particulièrement dense. Dès le mois de mars, un ou deux candidats devraient être présentés au concours. Bref, il ne s'agit pas de chômer.
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